Serres agricoles dans les PTOM

Serres agricoles dans les PTOM

Les impacts négatifs du changement climatique ont des effets destructeurs majeurs sur les économies des États Insulaires de l’arc Caribéens; à cela peut s’ajouter non seulement les risques de catastrophes sismiques, volcaniques et de tsunami mais aussi les risques économiques dus à la faible élasticité des marchés.

Face à ces aléas, les petits agriculteurs voient régulièrement leurs efforts détruits, anéantis; mais la passion qui les anime les pousse toujours à reconstruire, toujours à se relever. Cet amour de la nature, de leurs terres, la satisfaction de pouvoir approvisionner les populations locales et les touristes avec des produits frais, naturels, fruit de leur travail fait partie de cette passion.

Face à ces aléas climatiques et économiques les innovations technologiques ont bien souvent peu d’impact mais innover c’est aussi :

  • Mieux adapter les techniques de production pour produire des fruits et légumes répondant à la demande croissante des consommateurs pour des produits naturels.
  • Mieux adapter les investissements aux risques climatiques et économiques.
  • Développer des organisations de producteurs capables de mettre en place des partenariats innovants et de rapprocher le producteur du consommateur.
  • Transmettre la passion qui anime les agriculteurs aux générations futures qui auront aussi à gérer les contraintes environnementales pour que l’espace caribéen reste un havre de détente et de relaxation pour des millions de visiteurs.

C’est avec un tel fil conducteur que le projet est allé à la rencontre des agriculteurs caribéens pour partager avec eux cette passion qui les anime.

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La Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD)

La Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD)

Le CIRAD est l’organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes. Ses activités relèvent des sciences du vivant, des sciences sociales et des sciences de l’ingénieur appliquées à l’agriculture, à l’alimentation, à l’environnement et à la gestion des territoires. Il travaille autour de grandes thématiques telles que la sécurité alimentaire, le changement climatique, la gestion des ressources naturelles, la réduction des inégalités et la lutte contre la pauvreté.

Avec ses partenaires du Sud, le CIRAD produit et transmet de nouvelles connaissances pour accompagner l’innovation et le développement agricole. Il met son expertise scientifique et institutionnelle au service des politiques publiques de ces pays et des débats internationaux sur les grands enjeux de l’agriculture. Il apporte son soutien à la diplomatie scientifique de la France.

Le CIRAD a un objectif prioritaire : bâtir une agriculture durable, adaptée aux changements climatiques, capable de nourrir 10 milliards d’êtres humains en 2050, tout en préservant l’environnement. Il considère que pour se développer sur le long terme et élaborer des politiques publiques appropriées, une société doit participer à la production des connaissances dont elle a besoin. Ce développement par la recherche repose sur la capacité des pays à se doter d’un système d’enseignement supérieur et de recherche adapté, soutenu par les pouvoirs publics, mais ayant une réelle autonomie d’action.

Du local au global, de par ses partenariats durables, il contribue au développement d’une agriculture au service de tous, et particulièrement des petits agriculteurs, qui constituent l’immense majorité des producteurs. Il répond ainsi aux défis globaux de la sécurité alimentaire et du changement climatique, mais aussi des 17 objectifs du développement durable de l’ONU (ODD) et de l’accord de Paris sur le changement climatique.

Les collectivités de Nouvelle-Calédonie ont souhaité poursuivre et élargir les activités de recherche agronomique pour le développement, réalisées précédemment dans le cadre d’un mandat de gestion confié au CIRAD, en créant un établissement public, l’Institut agronomique néo-calédonien (IAC). Grâce à un accord-cadre passé avec l’IAC, le CIRAD apporte un appui scientifique au développement rural de l’île et participe à la construction d’une recherche expérimentale locale et d’une expertise pour conduire des actions de coopération régionale.

Plus d’information à propos du CIRAD ainsi que sur ce site.

 

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Assistance technique pour l’amélioration du système de serres agricoles

Assistance technique pour l’amélioration du système de serres agricoles

L’assistance technique dans le domaine des serres agricoles a été approuvée. L’assistance comprend la construction et l’exploitation de serres pour l’agriculture protégée, l’amélioration de la capacité de production de fruits et légumes, la formation d’agriculteurs locaux et d’agents agricoles du gouvernement pour garantir de meilleures techniques en matière de production de fruits et légumes, une meilleure production et des cultures de meilleure qualité, une production durable de fruits et légumes, ainsi qu’un modèle de système durable pour les producteurs.

  • Étude de définition des problèmes de serres selon les aspects pertinents dans les PTOM.
  • Lignes directrices pour la production en serre et amélioration de la coordination et de l’efficacité, y compris le système coopératif.
  • Recommandation de réglementations et d’un cadre politique de soutien.
  • Lignes directrices pour la construction de serres.
  • Manuel pour la construction de serres, l’agriculture protégée et la production en serre spécifiques aux PTOM.
  • Atelier-formation pour les PTOM. Au moins 10 personnes doivent participer à chaque atelier. Celles-ci recevront un certificat de formation, signé par l’expert et par le chef d’équipe d’OCTA Innovation.

Flyer: Flyer Assistance technique pour l’amélioration du système de serres agricoles

Questionnaire à remplir par les services de l’agriculture de vos PTOM

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Innovating and surpassing challenges – Forum of the EU’s Outermost Regions

Innovating and surpassing challenges – Forum of the EU’s Outermost Regions

A forum takes place in Brussels, March 30-31, to consider a renewed European Union Strategy towards the EU’s Outermost Regions. There are nine Outermost Regions: Guadeloupe, French Guiana, Réunion, Martinique, Mayotte and Saint-Martin (France), the Azores and Madeira (Portugal) and the Canary Islands (Spain).

Existing EU measures under the Regional Policy, the Common Agricultural Policy and the Common Fisheries Policy, assist the nine in surpassing their unique challenges. Insularity, remoteness, topography, climate and the dependency on a limited number of economic sectors are issues that the Outermost Regions share with the European Union’s Overseas Countries and Territories (OCTs).

However, the unique geographic and geological characteristics of the Outermost Regions are spurring research and innovation in the areas of renewable energies, pharmacology, space science, biodiversity and marine ecosystems. The forum will look at measures to make the most of the regions’ potential within a renewed strategy.

The Presidents of the Outermost Regions of the European Union are expected to attend the event, along with President of the Commission, Jean-Claude Juncker, President of the European Parliament, Antonio Tajani, EU Commissioner for Regional Policy, Corina Crețu, French Minister of Overseas, Ericka Bareigts, Portuguese Secretary of State for European Affairs, Margarida Marques and Spanish Secretary of State for European Affairs, Jorge Toldeo Albiñana.

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Projet pilote de la Polynésie française signé

Projet pilote de la Polynésie française signé

La Commission européenne a signé  le 8 février le contrat du projet pilote de la Polynésie française. Ce projet cible la bioconversion de tourteaux de coprah en aliments pour l’élevage et l’aquaculture des crevettes et poissons.

L’objectif est de tester en vraie grandeur un nouveau procédé de traitement des tourteaux, utilisant des larves de la mouche de l’espèce Hermetia illucens, communément appelée mouche soldat noire. Sont prévus l’installation  d’une unité de production de mouches, l’optimisation des aliments pour l’aquaculture, et le business plan d’une unité industrielle. l’équipe d’innovation participe activement à l’avenir durable des îles de Polynésie française.

Actuellement, la production de coprah ne cesse d’augmenter (fabrication d’huiles, de savons et de cosmétiques) alors que les sous-produits comme les tourteaux sont très peu valorisés. Le Pôle d’innovation Tahiti Fa’ahotu a réuni un ensemble de partenaires pour le ce projet qui vise la bioconversion de tourteaux de coprah.

Cette innovation va valoriser les ressources du territoire et fournissent une activité rémunératrice aux familles et aux petits entrepreneurs et contribuer activement à l’avenir durable des îles de Polynésie française

 

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Des recettes tout bénef !

Des recettes tout bénef !

Des recettes à base de produits locaux faciles à transformer, bonnes pour la santé, respectueuses de l’environnement et peu coûteuses : tel est le concept des « Recettes bénéfiques », dispositif destiné à terme à changer les habitudes alimentaires des Calédoniens. Un projet soutenu par le gouvernement et ayant bénéficié d’aides européennes.

Tout a commencé en novembre 2014 avec la mise en place de « Cantines responsables ». « Autour d’une dizaine de chefs, nous avons convié élèves, producteurs, transformateurs, nutritionnistes… pour voir comment introduire des produits locaux dans les menus afin d’améliorer la qualité des repas et de favoriser le bien-être alimentaire des enfants », explique Gabriel Levionnois, président de NeoFood, une association dont l’objectif à terme est de tendre vers une culture alimentaire durable. Dans l’immédiat, cette démarche de co-création pour la restauration collective entend donner la priorité au goût et au plaisir de manger. « Les Cantines responsables ont permis de réaliser l’importance de travailler avec l’ensemble des acteurs du système, pour faciliter la transformation des produits directement utilisables dans les cantines », précise Jean-Baptiste Bieuville, manager de NeoFood. « On s’est rendu compte que souvent les enfants boudaient les produits locaux auxquels ils n’étaient pas habitués », poursuit Gabriel. Raison pour laquelle les jeunes ont été intégrés dans des projets pédagogiques au sein des établissements. « Ils sont venus cuisiner avec nous, on a fait les menus ensemble, et aujourd’hui beaucoup d’entre eux nous disent qu’ils veulent devenir chefs ! »

Instaurer des processus facilitants

Pas moins de 60 000 repas sont servis chaque jour dans les cantines. Si celles-ci consommaient 5 % en plus par an de salades, tomates, courgettes ou concombres locaux, bruts et transformés, le chiffre d’affaires de la production agricole calédonienne augmenterait de 120 millions de francs (+ 1 %). Alors, quels processus facilitants instaurer pour que l’offre réponde à la demande et permette cette croissance ? Sans perdre de vue qu’avec un budget d’à peine 200 F pour une entrée, un plat et un dessert, les chefs ne sauraient accomplir des miracles quotidiens.

Primé au niveau européen dans le cadre des « Stratégies territoriales pour l’innovation » , le projet « Recettes bénéfiques » répond en partie à la question et vise à « amorcer la pompe ». Son credo, améliorer les habitudes alimentaires via des recettes qui influencent directement la culture culinaire et valorisent les ressources locales (85 % de ce que nous mangeons en Nouvelle-Calédonie est importé !).

Un système gagnant-gagnant

Pour cela, NeoFood et le cluster Cap Agro œuvrent en étroit partenariat avec les acteurs macroéconomiques, « afin de choisir les produits les mieux adaptés, de trouver des économies d’échelle avec l’industrie de la transformation, d’absorber les surplus et de livrer les cantines à des prix intéressants, pour qu’à l’arrivée tous les acteurs de la chaîne, du producteur au consommateur, soient gagnants », comme l’indiquent Maëva Gastinel et Charles Vuillod, présidente et manager de Cap Agro NC.

Aujourd’hui, NeoFood développe des ateliers pédagogiques au sein de trois cantines pilotes : dans les internats de La Foa, de Wani à Houaïlou et de Laura Boula à Lifou. Avec Gabriel, les collégiens concoctent des recettes bénéfiques qu’ils exécutent le lendemain. La formation associe les cadres des cantines, les parents d’élèves, producteurs, transformateurs, nutritionnistes et spécialistes de l’hygiène et de la sécurité.

Une plate-forme d’échanges numérique

Animés par une même passion, les promoteurs du dispositif sont désormais entrés dans une phase de structuration : juridique, financière et opérationnelle. Leurs priorités, inventorier ensemble les produits locaux, les classer selon leur durabilité… tisser du lien, mettre en réseau les agriculteurs… Parallèlement, ils se sont fixé trois mois pour mettre en ligne une plate-forme d’échanges numérique. Partage d’informations, simples et pertinentes, sur les recettes – « comment par exemple cuisiner le pourpier ou le choux kanak » – , mise en commun des savoir-faire avec l’ensemble des chefs et acteurs de la filière, etc.

Avec toujours une idée en tête : que la cantine (les trois pilotes et les suivantes) serve de point d’entrée à une évolution des comportements alimentaires et à l’élaboration d’une véritable gastronomie durable, en Calédonie, mais aussi dans la région. D’ailleurs, NeoFood et Cap Agro espèrent bien bénéficier très prochainement d’une subvention du Fonds Pacifique destinée à exporter le concept des recettes bénéfiques en Océanie, former les chefs et les élèves dans les cantines du Vanuatu et de Fidji, et accompagner les porteurs de projets locaux.

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