Les cantines à l’unisson en Nouvelle-Calédonie

Les cantines à l’unisson en Nouvelle-Calédonie

Dans le cadre du projet pilote “Recettes bénéfiques”, le deuxième volet de l’opération « Cantines à l’unisson » s’est déroulé le 1er juin. 26 établissements scolaires des trois provinces disputaient ce “concours” de menus. Avec autant de chefs à la baguette, chaque cantine a établi son propre repas. À base de produits locaux.

Pour rappel la première édition des “Cantines à l’unisson” avait rassemblé 16 cantines pour produire un menu commun, composé de 100% de produits locaux.

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Le premier rhum d’atoll produit en Polynésie

Le premier rhum d’atoll produit en Polynésie

Le premier rhum au monde issu de cannes à sucre cultivées sur un atoll vient de Polynésie. Produit par la Brasserie du Pacifique sur l’atoll de Rangiroa, la marque Mana’o a commercialisé sa première bouteille de rhum d’atoll le 24 novembre 2017.

La canne à sucre ne supporte pas le froid, elle a besoin de soleil et de chaleur. Mais la canne à sucre a aussi besoin d’eau, de grandes quantités d’eau. Et l’eau douce sur un atoll est une denrée précieuse. Pourtant, il y a trois ans, la Brasserie du Pacifique a décidé de se lancer dans la culture de Canne à Sucre sur l’atoll de Rangiroa, 2ème plus grand atoll au monde, situé dans l’archipel des Tuamotu. L’atoll abrite déjà un vignoble.

rhum PF2

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Des recettes tout bénef !

Des recettes tout bénef !

Des recettes à base de produits locaux faciles à transformer, bonnes pour la santé, respectueuses de l’environnement et peu coûteuses : tel est le concept des « Recettes bénéfiques », dispositif destiné à terme à changer les habitudes alimentaires des Calédoniens. Un projet soutenu par le gouvernement et ayant bénéficié d’aides européennes.

Tout a commencé en novembre 2014 avec la mise en place de « Cantines responsables ». « Autour d’une dizaine de chefs, nous avons convié élèves, producteurs, transformateurs, nutritionnistes… pour voir comment introduire des produits locaux dans les menus afin d’améliorer la qualité des repas et de favoriser le bien-être alimentaire des enfants », explique Gabriel Levionnois, président de NeoFood, une association dont l’objectif à terme est de tendre vers une culture alimentaire durable. Dans l’immédiat, cette démarche de co-création pour la restauration collective entend donner la priorité au goût et au plaisir de manger. « Les Cantines responsables ont permis de réaliser l’importance de travailler avec l’ensemble des acteurs du système, pour faciliter la transformation des produits directement utilisables dans les cantines », précise Jean-Baptiste Bieuville, manager de NeoFood. « On s’est rendu compte que souvent les enfants boudaient les produits locaux auxquels ils n’étaient pas habitués », poursuit Gabriel. Raison pour laquelle les jeunes ont été intégrés dans des projets pédagogiques au sein des établissements. « Ils sont venus cuisiner avec nous, on a fait les menus ensemble, et aujourd’hui beaucoup d’entre eux nous disent qu’ils veulent devenir chefs ! »

Instaurer des processus facilitants

Pas moins de 60 000 repas sont servis chaque jour dans les cantines. Si celles-ci consommaient 5 % en plus par an de salades, tomates, courgettes ou concombres locaux, bruts et transformés, le chiffre d’affaires de la production agricole calédonienne augmenterait de 120 millions de francs (+ 1 %). Alors, quels processus facilitants instaurer pour que l’offre réponde à la demande et permette cette croissance ? Sans perdre de vue qu’avec un budget d’à peine 200 F pour une entrée, un plat et un dessert, les chefs ne sauraient accomplir des miracles quotidiens.

Primé au niveau européen dans le cadre des « Stratégies territoriales pour l’innovation » , le projet « Recettes bénéfiques » répond en partie à la question et vise à « amorcer la pompe ». Son credo, améliorer les habitudes alimentaires via des recettes qui influencent directement la culture culinaire et valorisent les ressources locales (85 % de ce que nous mangeons en Nouvelle-Calédonie est importé !).

Un système gagnant-gagnant

Pour cela, NeoFood et le cluster Cap Agro œuvrent en étroit partenariat avec les acteurs macroéconomiques, « afin de choisir les produits les mieux adaptés, de trouver des économies d’échelle avec l’industrie de la transformation, d’absorber les surplus et de livrer les cantines à des prix intéressants, pour qu’à l’arrivée tous les acteurs de la chaîne, du producteur au consommateur, soient gagnants », comme l’indiquent Maëva Gastinel et Charles Vuillod, présidente et manager de Cap Agro NC.

Aujourd’hui, NeoFood développe des ateliers pédagogiques au sein de trois cantines pilotes : dans les internats de La Foa, de Wani à Houaïlou et de Laura Boula à Lifou. Avec Gabriel, les collégiens concoctent des recettes bénéfiques qu’ils exécutent le lendemain. La formation associe les cadres des cantines, les parents d’élèves, producteurs, transformateurs, nutritionnistes et spécialistes de l’hygiène et de la sécurité.

Une plate-forme d’échanges numérique

Animés par une même passion, les promoteurs du dispositif sont désormais entrés dans une phase de structuration : juridique, financière et opérationnelle. Leurs priorités, inventorier ensemble les produits locaux, les classer selon leur durabilité… tisser du lien, mettre en réseau les agriculteurs… Parallèlement, ils se sont fixé trois mois pour mettre en ligne une plate-forme d’échanges numérique. Partage d’informations, simples et pertinentes, sur les recettes – « comment par exemple cuisiner le pourpier ou le choux kanak » – , mise en commun des savoir-faire avec l’ensemble des chefs et acteurs de la filière, etc.

Avec toujours une idée en tête : que la cantine (les trois pilotes et les suivantes) serve de point d’entrée à une évolution des comportements alimentaires et à l’élaboration d’une véritable gastronomie durable, en Calédonie, mais aussi dans la région. D’ailleurs, NeoFood et Cap Agro espèrent bien bénéficier très prochainement d’une subvention du Fonds Pacifique destinée à exporter le concept des recettes bénéfiques en Océanie, former les chefs et les élèves dans les cantines du Vanuatu et de Fidji, et accompagner les porteurs de projets locaux.

Plus d’info sur CapAgro

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Nouvelle Calédonie Pacifique agriculture @fr actualités Association OCTA développement durable food processing Pilot project
OCTA Innovation Issue 1 / 2017 – New Caledonia

OCTA Innovation Issue 1 / 2017 – New Caledonia

 

Dans le cadre du projet OCTA Innovation, le projet pilote pour la Nouvelle-Calédonie est en phase contractuelle suite à un accord entre l’OCTA et la Commission européenne. Sa mise en œuvre contribuera à l’avancement de la stratégie d’innovation de la Nouvelle-Calédonie. Le projet est financé à partir du budget global du projet OCTA Innovation de 5 millions EUR de l’Union Européenne pour l’assistance technique et la réalisation de projets pilotes dans les PTOM.

L’approbation du projet pilote a été accomplie grâce aux efforts de l’équipe en Nouvelle-Calédonie, du porteur de projet le cluster Cap-agro et à l’implication du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie par le biais de sa correspondante à Paris et Bruxelles, Mme Chloé Calvignac, Membre du Comité Exécutif de l’OCTA et Membre du Comité de pilotage du projet OCTA Innovation.

Le focus du projet pilote pour la Nouvelle-Calédonie est l’innovation dans le secteur alimentaire. Ce projet d’une valeur de 200,000 EUR permettra le développement des recettes pour promouvoir un écosystème alimentaire équilibré; les plats créés conjointement avec des “consommateurs professionnels”. Il vise: le développement de l’alimentation durable ; la promotion de l’autosuffisance alimentaire; l’amélioration de l’état de santé et du bien-être des néo-calédoniens la modification des habitudes alimentaires des consommateurs.

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AgriSpin and EIP-AGRI : Agriculture Innovation at work

AgriSpin and EIP-AGRI : Agriculture Innovation at work

Far from all innovation processes succeed. In fact, many go awry even before they begin. So what makes an innovation process move forward? And what stops it? The EU-project “AgriSpin – Space for Innovations in Agriculture” seeks to find the answers to those questions and many more by identifying best practices for innovation and support systems in European agriculture.

The EU AgriSpin project (2015-2017) examines the practice of innovation today by answering questions such as: How does the European farmer seek information and support? What competencies does he expect of his adviser? What kind of support system is in place today? By doing so, AgriSpin intends to uncover best cases for innovation and identify the type of innovation support system that makes for the most optimal innovation process.

AgriSpin LinkedIn page reports the current activities (cross visits, innovative technologies, case studies, etc.).

The EIP-AGRI brings together innovation actors (farmers, advisers, researchers, businesses, NGOs and others) at EU level and within the rural development programmes. Together they form an EU-wide EIP network. EIP Operational Groups are project-based and tackle a certain (practical) problem or opportunity which may lead to an innovation. The Operational Group approach makes the best use of different types of knowledge (practical, scientific, technical, organisational, etc.) in an interactive way. An Operational Group is composed of those key actors that are in the best position to realise the project’s goals, to share implementation experiences and to disseminate the outcomes broadly.

Those two platforms offer networking and knowledge sharing that can inspire any agriculture innovators, even those based in OCTs.

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Polynésie française : la cosmétique traditionnelle à l’honneur

Polynésie française : la cosmétique traditionnelle à l’honneur

S’il existe depuis très longtemps une pharmacopée qui recense les plantes à usage thérapeutique, les travaux dans le domaine de la cosmétique traditionnelle sont encore peu recensés dans des écrits. Le concept de la cosmétopée fait appel à des partenariats internationaux pour recenser les plantes utilisées à des fins cosmétiques et les savoir-faire traditionnels. Il a pour objectif de favoriser l’innovation cosmétique en développant les échanges entre la recherche académique et le monde industriel, favorisant les partenariats public/privé pour alimenter les entreprises, et tout particulièrement les PMEs, en nouveaux ingrédients et principes actifs d’origine naturelle dans le respect des hommes et de la nature.

Les régions du Pacifique Sud telles que les régions ultramarines françaises (Nouvelle-Calédonie, Polynésie Française, Wallis et Futuna) et d’autres comme l’archipel des îles Fiji, constituent des zones privilégiées de la biodiversité, non seulement par la diversité de la flore et de la faune (terrestre et marine) qui s’y trouve mais aussi par les services rendus par cette diversité biologique incluant les usages de la pharmacopée et de la cosmétopée qui font partie intégrante de leur patrimoine culturel.

Le cluster Tahiti Fa’ahotu, la Cosmetic Valley et l’Université de la Polynésie Française organise à Tahiti, les 22, 23 et 24 novembre 2016 le 5ème Congrès international de la Cosmétopée et les 1ères Rencontres internationales de la Cosmétopée du Pacifique.

Cet événement, vise à promouvoir les différents aspects de la cosmétopée au niveau du Pacifique et International sur les thématiques portant sur trois axes :

Axe 1 : Cosmétique traditionnelle et dermocosmétique : Biodiversité, cosmétopée – Ethnobotanique (traditionnel) Phytochimie – Ethnoscience – substances naturelles – usages traditionnels – Activités biologiques)

Axe 2 : Protection des savoirs et des échanges : Biosourcing, Nagoya (APA – ABS), culture, sécurité, législation locale, régionale et internationale, développement local, accords collaboratifs, transferts de compétences

Axe 3 : Valorisation des produits, protection des consommateurs : client, marché, sécurité, innocuité, produits finis, consommateurs, valorisation économique, procédés, transformations, formulations

Les organisateurs lancent un appel à communication ouvert jusqu’au 30 mai.

 

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Innovate for agriculture

Innovate for agriculture

An increasing number of young innovative entrepreneurs in African, Caribbean and Pacific (ACP) countries are developing ICTs for agriculture solutions to support agricultural value chains, providing employment and livelihood opportunities.

To highlight ACP entrepreneurs’ important contribution and to emphasise the need for strengthening their endeavours, CTA, in collaboration with Ashoka‘s Youth Venture, has produced the publication Innovate for Agriculture.

The report introduces 30 innovators, 21 featured with full stories, and nine ‘innovators to watch’. Case studies include innovations from Barbados, Botswana, Cameroon, Côte d’Ivoire, Jamaica, Kenya, Nigeria, Senegal, Tanzania, and Uganda. A couple of innovators who come from outside ACP but offer services in these regions are also featured. The publication is a collection of life stories of interest to aspiring agri-tech entrepreneurs from all countries.

Discover the full report.

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Anguilla: Local agriculture expanding with Sensational Flavours

On Saturday 2 April, members from a wide cross-section of the Anguillian community flocked to Mount Fortune to celebrated with Salih Abdur Raheem on the launching of his new agricultural ground and marketplace: Sensational Flavours.

The project which had been in the works for over a decade is described as a new and unique business which provides a variety of fresh organic produce as well as caters for any event. The farmers-market like launching featured a number of booths stocked with a variety of fresh produce ready for sale as well as jams from ‘Anguilla’s Jammin’. “Sensational Flavours is the place where you can get fresh organic fruits and vegetables as well as local drinks, including a special avocado blend,” the team highlighted.

Raheem ended the launch event by leaving a few words of encouragement for aspiring entrepreneurs: “An entrepreneur is neither a fulltime job nor a part time job – it is a lifestyle. Build your own dreams.”

Discover the full article here.

And visit the Facebook page of Sensational Flavours

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Tendances de l’innovation agricole et agro-alimentaire

Tendances de l’innovation agricole et agro-alimentaire

L’innovation contribue au développement d’une agriculture plus propre, plus compétitive, et plus soucieuse de l’environnement.

Découvrez dans ce dossier spécial de BPI France, les dernières tendances de l’innovation agricole et agro-alimentaire (avec une synthèse et une vidéo).

La biéoconomie

De nombreuses entreprises, pionnières de la bioéconomie,  développent une valorisation mixte, alimentaire et non alimentaire de leurs produits. C’est le cas par exemple de biocarburants de deuxième génération, co-produits de protéines végétales destinées à l’alimentation animale. Cette innovation rentabilise la filière des protéines végétales et permet de réduire la dépendance au soja d’importation.

La Foodtech

Le respect du développement durable trouve un nouvel écho dans la proximité avec les consommateurs incarnée par certaines initiatives comme La Ruche qui dit oui (service de vente en ligne de produits alimentaires en circuits courts qui permet de renouer le lien entre producteurs et consommateurs, qui a démarré en Polynésie française) ou encore Miimosa (Le premier site de financement participatif exclusivement dédié à l’agriculture et à l’alimentation. ).

La lutte contre le gaspillage

Dans le monde, on gaspille 30 % des productions alimentaires. Les technologies du numérique offrent de nouvelles opportunités pour lutter contre le gaspillage, comme en témoignent l’offre des entreprises Phenix et Comerso, qui mettent en relation les distributeurs et industriels avec les associations caritatives.

Les alternatives aux protéines animales

Pour nourrir 9 milliards d’habitants sur terre à l’horizon 2050, avec des ressources naturelles limitées, notre modèle alimentaire doit s’orienter vers des régimes plus riches en protéines végétales.
Le projet de Tereos soutenu dans le cadre du concours mondial de l’innovation (Bpifrance/PIA) porte sur la mise au point d’analogues de viande à base de protéines de blé.

L’innovation organisationnelle

Le groupe Poult, leader français de la fabrication de biscuits en MDD (marque distributeur) est devenu une référence de l’entreprise libérée et de l’innovation collaborative (« open innovation »). Associé à la clinique Pasteur, la coopérative Arterris et la start-up Ubleam, il a lancé un biscuit connecté, qui communique des informations nutritionnelles après avoir flashé l’emballage.

Retrouvez des réussites d’entreprises innovantes et les appuis financiers offerts par BPI France en cliquant sur ce lien.

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