Lettre d’actualités 4/2018 –  Polynésie française

Lettre d’actualités 4/2018 – Polynésie française

Comment renforcer l’innovation, et comment progresser dans la mise en place de l’innovation systémique sur le territoire de la Polynésie française seront les deux questions clés lors de la mission de Milan Jezic von Gesseneck, Directeur du projet OCTA Innovation en Polynésie française début mars. Celles-ci seront discutées avec les principales parties prenantes de Polynésie française cette semaine.

Bran Quinquis, Directeur de l’innovation

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Apprentissage mixte dans les PTOM

Apprentissage mixte dans les PTOM

Avoir un bon niveau d’éducation couvrant tous les niveaux et tous les types d’éducation est un défi de taille dans les pays et territoires d’outre-mer de l’Union européenne qui rencontrent de nombreux problèmes en raison de leur isolement, de leurs populations généralement restreintes et de leurs territoires souvent largement éclatés.

Il est largement reconnu que l’enseignement constitue un facteur plus important, pouvant entraîner le développement durable des communautés et des pays, stimuler la croissance économique et promouvoir la coopération régionale.

L’Université de la Polynésie française a relativement de très bonnes capacités, mais malgré cela se heurte à des problèmes importants au niveau du territoire : des territoires éclatés- la Polynésie est un territoire avec 118 îles, ainsi que l’éducation dans deux langues officielles.

La mise en œuvre du système d’apprentissage mixte à trois piliers (l’apprentissage en face-à-face, l’apprentissage en ligne et l’apprentissage en faisant) semble une solution pour renforcer les capacités dans les PTOM, augmenter la compétitivité et établir des économies prospères dans des sociétés inclusives.

La même approche pourrait être mise en œuvre dans le cadre de la coopération régionale du Pacifique ou même plus largement au niveau de la coopération de tous les Pays et Territoires d’Outre-Mer.

Polynésie française Pacifique actualités innovation pédagogique
Dialogue entre l’Union européenne et les hauts représentants du Pacifique

Dialogue entre l’Union européenne et les hauts représentants du Pacifique

En marge de la 10e Conférence de la Communauté du Pacifique, un dialogue entre l’Union européenne (UE) et les hauts représentants océaniens s’est tenu le 28 juillet. Objectif ? Échanger sur le renouvellement du partenariat entre l’UE et la région du Pacifique.

Cette rencontre de haut niveau, qui a été organisée à la demande de la Nouvelle-Calédonie, a réuni les chefs d’État, de gouvernement et les ministres océaniens, mais aussi la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. La Commission européenne était représentée par Pascal Lamy qui a été désigné comme “facilitateur” des échanges sur “l’après Cotonou”, du nom de l’accord qui lie l’UE et 79 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Signé en 2000 au Bénin, il comprend plusieurs volets – dialogue politique, coopération, aide au développement – et doit expirer en 2020.

Politiques communes

« Ce dialogue a été l’occasion de présenter nos attentes quant à l’avenir de ce partenariat, a déclaré le président du gouvernement Philippe Germain. Nous souhaitons que les pays et territoires du Pacifique soient mieux pris en compte par l’Union européenne. Nous aimerions pouvoir développer des politiques communes entre pays de la région en matière de gestion des océans, d’adaptation climatique, de développement agricole, de tourisme, de santé, d’éducation… En somme, sur tous les grands sujets qui constituent des problématiques régionales ». Autre demande exprimée : l’évolution du statut des pays et territoires d’Outre-mer du Pacifique – Polynésie française, Wallis-et-Futuna et Nouvelle-Calédonie – pour qu’ils puissent accéder à des fonds européens supplémentaires.

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Des recettes tout bénef !

Des recettes tout bénef !

Des recettes à base de produits locaux faciles à transformer, bonnes pour la santé, respectueuses de l’environnement et peu coûteuses : tel est le concept des « Recettes bénéfiques », dispositif destiné à terme à changer les habitudes alimentaires des Calédoniens. Un projet soutenu par le gouvernement et ayant bénéficié d’aides européennes.

Tout a commencé en novembre 2014 avec la mise en place de « Cantines responsables ». « Autour d’une dizaine de chefs, nous avons convié élèves, producteurs, transformateurs, nutritionnistes… pour voir comment introduire des produits locaux dans les menus afin d’améliorer la qualité des repas et de favoriser le bien-être alimentaire des enfants », explique Gabriel Levionnois, président de NeoFood, une association dont l’objectif à terme est de tendre vers une culture alimentaire durable. Dans l’immédiat, cette démarche de co-création pour la restauration collective entend donner la priorité au goût et au plaisir de manger. « Les Cantines responsables ont permis de réaliser l’importance de travailler avec l’ensemble des acteurs du système, pour faciliter la transformation des produits directement utilisables dans les cantines », précise Jean-Baptiste Bieuville, manager de NeoFood. « On s’est rendu compte que souvent les enfants boudaient les produits locaux auxquels ils n’étaient pas habitués », poursuit Gabriel. Raison pour laquelle les jeunes ont été intégrés dans des projets pédagogiques au sein des établissements. « Ils sont venus cuisiner avec nous, on a fait les menus ensemble, et aujourd’hui beaucoup d’entre eux nous disent qu’ils veulent devenir chefs ! »

Instaurer des processus facilitants

Pas moins de 60 000 repas sont servis chaque jour dans les cantines. Si celles-ci consommaient 5 % en plus par an de salades, tomates, courgettes ou concombres locaux, bruts et transformés, le chiffre d’affaires de la production agricole calédonienne augmenterait de 120 millions de francs (+ 1 %). Alors, quels processus facilitants instaurer pour que l’offre réponde à la demande et permette cette croissance ? Sans perdre de vue qu’avec un budget d’à peine 200 F pour une entrée, un plat et un dessert, les chefs ne sauraient accomplir des miracles quotidiens.

Primé au niveau européen dans le cadre des « Stratégies territoriales pour l’innovation » , le projet « Recettes bénéfiques » répond en partie à la question et vise à « amorcer la pompe ». Son credo, améliorer les habitudes alimentaires via des recettes qui influencent directement la culture culinaire et valorisent les ressources locales (85 % de ce que nous mangeons en Nouvelle-Calédonie est importé !).

Un système gagnant-gagnant

Pour cela, NeoFood et le cluster Cap Agro œuvrent en étroit partenariat avec les acteurs macroéconomiques, « afin de choisir les produits les mieux adaptés, de trouver des économies d’échelle avec l’industrie de la transformation, d’absorber les surplus et de livrer les cantines à des prix intéressants, pour qu’à l’arrivée tous les acteurs de la chaîne, du producteur au consommateur, soient gagnants », comme l’indiquent Maëva Gastinel et Charles Vuillod, présidente et manager de Cap Agro NC.

Aujourd’hui, NeoFood développe des ateliers pédagogiques au sein de trois cantines pilotes : dans les internats de La Foa, de Wani à Houaïlou et de Laura Boula à Lifou. Avec Gabriel, les collégiens concoctent des recettes bénéfiques qu’ils exécutent le lendemain. La formation associe les cadres des cantines, les parents d’élèves, producteurs, transformateurs, nutritionnistes et spécialistes de l’hygiène et de la sécurité.

Une plate-forme d’échanges numérique

Animés par une même passion, les promoteurs du dispositif sont désormais entrés dans une phase de structuration : juridique, financière et opérationnelle. Leurs priorités, inventorier ensemble les produits locaux, les classer selon leur durabilité… tisser du lien, mettre en réseau les agriculteurs… Parallèlement, ils se sont fixé trois mois pour mettre en ligne une plate-forme d’échanges numérique. Partage d’informations, simples et pertinentes, sur les recettes – « comment par exemple cuisiner le pourpier ou le choux kanak » – , mise en commun des savoir-faire avec l’ensemble des chefs et acteurs de la filière, etc.

Avec toujours une idée en tête : que la cantine (les trois pilotes et les suivantes) serve de point d’entrée à une évolution des comportements alimentaires et à l’élaboration d’une véritable gastronomie durable, en Calédonie, mais aussi dans la région. D’ailleurs, NeoFood et Cap Agro espèrent bien bénéficier très prochainement d’une subvention du Fonds Pacifique destinée à exporter le concept des recettes bénéfiques en Océanie, former les chefs et les élèves dans les cantines du Vanuatu et de Fidji, et accompagner les porteurs de projets locaux.

Plus d’info sur CapAgro

Plus d’info sur NeoFood

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Bluecham, développe en Nouvelle Calédonie un puissant outil de surveillance de l’environnement

Bluecham, développe en Nouvelle Calédonie un puissant outil de surveillance de l’environnement

 

Ce spécialiste du traitement des données collectées par satellites simplifie les études environnementales.

Premier prix du concours national Oséo-Innovation 2007, gagnante des Awards Innovation DigitalGlobe 2013, Bluecham est une entreprise de haute technologie issue de la recherche. Son fondateur et président, Didier Lille, ancien chercheur de l’IRD, a commencé sa carrière dans la géostatistique minière. Après un long parcours dans les logiciels de bases de connaissances à vocation environnementale, il se spécialise dans l’analyse spatiale et l’interopérabilité des systèmes, puis dans l’intelligence artificielle distribuée (où le calcul est réparti simultanément sur plusieurs machines distantes les unes des autres).

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[Video interview] Visite de M. Philippe Germain en Nouvelle-Zélande

[Video interview] Visite de M. Philippe Germain en Nouvelle-Zélande

 

M. Philippe Germain, Président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie était en Nouvelle-Zélande du 6 au 10 juin 2016. M. Germain menait une délégation d’entrepreneurs et représentants d’institutions économiques du Caillou pour une mission axée sur le développement des relations économiques et politiques avec la Nouvelle-Zélande.

Cette visite faisait suite au déplacement du Premier Ministre, M. Manuel Valls en Nouvelle-Zélande les 1er et 2 mai derniers. M. Valls avait alors invité MM. Germain et Fritch, respectivement président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie et président de Polynésie Française, à participer à cette visite officielle, dans le but de soutenir l’insertion croissante des collectivités françaises du Pacifique dans leur environnement régional.

En 2016, M. Germain a inscrit les actions de diplomatie économique au cœur de la politique régionale de la Nouvelle-Calédonie, ce dans le but de diversifier son économie et de privilégier de nouveau relais de croissance (hors nickel), notamment par le développement des échanges commerciaux et des partenariats.

Lors du premier déplacement des 1er et 2 mai, des rencontres entre entrepreneurs français et néo-zélandaisavaient été organisées. Le Président Germain et M. Simon Bridges, Ministre des transports néo-zélandais avaient par ailleurs signé en présence de Manuel Valls, un arrangement administratif négocié en novembre dernier qui prévoit d’augmenter à quatre allers retours hebdomadaires les vols entre Nouméa et Auckland et cinq allers retours à l’horizon 2018. 
A l’issue de la visite, le Président Germain avait annoncé un second déplacement en Nouvelle-Zélande, en marge de l’événement Pacific Energy Conference à Auckland, le 7 juin).

Cette seconde visite comportait deux séquences :
- Business to Business à Auckland, les 8 et 9 juin. Le Président Germain a présenté les grandes lignes de la diplomatie économique néo-calédonienne, qui constitue un des piliers de son intégration régionale. L’intervention du Président Germain était suivie par des présentations d’entrepreneurs calédoniens souhaitant développer les échanges avec la Nouvelle-Zélande. Se sont aussi exprimés les représentants du cluster Avenir Export (AVEX), et des chambres consulaires de Nouvelle-Calédonie (Fédération des industries de Nouvelle-Calédonie (FINC), Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), Chambre de commerce et d’Industrie (CCI), MEDEF) ;
- politico-économique sur Wellington, les 9 et 10, avec une série de rendez-vous avec les représentants des ministères, des affaires étrangères (MFAT), des Industries Primaires (MPI), et du développement économique (MBIE).

 

 

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La Polynésie française – aliments pour l’élevage et l’aquaculture

La Polynésie française – aliments pour l’élevage et l’aquaculture

La Polynésie française, via son équipe d’innovation animée par Bran Quinquis, a identifié des innovations qui valorisent les ressources du territoire et fournissent une activité rémunératrice aux familles et aux petits entrepreneurs. L’équipe a notamment ciblé la conversion de tourteaux de coprah en aliments pour l’élevage et l’aquaculture des crevettes et poissons.

Actuellement la production de coprah ne cesse d’augmenter (fabrication d’huiles, de savons et de cosmétiques) alors que les sous-produits comme les tourteaux sont très peu valorisés. Le Pôle d’innovation Tahiti Fa’ahotu a réuni un ensemble de partenaires: Bioconversion de tourteaux de coprah, en réponse à l’appel à projets d’OCTA Innovation.

L’objectif est de tester en vraie grandeur un nouveau procédé de traitement des tourteaux, utilisant des larves de la mouche de l’espèce Hermetia illucens, communément appelée mouche soldat noire. Sont prévus l’installation d’une unité de production de mouches, l’optimisation des aliments pour l’aquaculture, et le business plan d’une unité industrielle. Grâce à cette initiative d’économie circulaire, l’équipe d’innovation participe activement à l’avenir durable des îles de Polynésie française.

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Polynésie française : la cosmétique traditionnelle à l’honneur

Polynésie française : la cosmétique traditionnelle à l’honneur

S’il existe depuis très longtemps une pharmacopée qui recense les plantes à usage thérapeutique, les travaux dans le domaine de la cosmétique traditionnelle sont encore peu recensés dans des écrits. Le concept de la cosmétopée fait appel à des partenariats internationaux pour recenser les plantes utilisées à des fins cosmétiques et les savoir-faire traditionnels. Il a pour objectif de favoriser l’innovation cosmétique en développant les échanges entre la recherche académique et le monde industriel, favorisant les partenariats public/privé pour alimenter les entreprises, et tout particulièrement les PMEs, en nouveaux ingrédients et principes actifs d’origine naturelle dans le respect des hommes et de la nature.

Les régions du Pacifique Sud telles que les régions ultramarines françaises (Nouvelle-Calédonie, Polynésie Française, Wallis et Futuna) et d’autres comme l’archipel des îles Fiji, constituent des zones privilégiées de la biodiversité, non seulement par la diversité de la flore et de la faune (terrestre et marine) qui s’y trouve mais aussi par les services rendus par cette diversité biologique incluant les usages de la pharmacopée et de la cosmétopée qui font partie intégrante de leur patrimoine culturel.

Le cluster Tahiti Fa’ahotu, la Cosmetic Valley et l’Université de la Polynésie Française organise à Tahiti, les 22, 23 et 24 novembre 2016 le 5ème Congrès international de la Cosmétopée et les 1ères Rencontres internationales de la Cosmétopée du Pacifique.

Cet événement, vise à promouvoir les différents aspects de la cosmétopée au niveau du Pacifique et International sur les thématiques portant sur trois axes :

Axe 1 : Cosmétique traditionnelle et dermocosmétique : Biodiversité, cosmétopée – Ethnobotanique (traditionnel) Phytochimie – Ethnoscience – substances naturelles – usages traditionnels – Activités biologiques)

Axe 2 : Protection des savoirs et des échanges : Biosourcing, Nagoya (APA – ABS), culture, sécurité, législation locale, régionale et internationale, développement local, accords collaboratifs, transferts de compétences

Axe 3 : Valorisation des produits, protection des consommateurs : client, marché, sécurité, innocuité, produits finis, consommateurs, valorisation économique, procédés, transformations, formulations

Les organisateurs lancent un appel à communication ouvert jusqu’au 30 mai.

 

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Nouvelle Calédonie : une nouvelle variété de patate douce

Nouvelle Calédonie : une nouvelle variété de patate douce

Dans le cadre de la coopération avec l’Agence de développement économique de la Nouvelle-Calédonie (ADECAL), la Communauté du Pacifique (CPS) a fourni des vitro plants arrivés cette semaine, de la variété de patate douce « Beauregard » au centre des tubercules tropicaux.

Cette coopération permet l’introduction de matériel végétal certifié indemne de maladies, notamment celles qui ne sont pas présentes en Nouvelle-Calédonie, sous contrôle du Service d’Inspection Vétérinaire, Alimentaire et Phytosanitaire (SIVAP). Les plants introduits vont être multipliés dans les conditions les plus rigoureuses  (notamment en serre à l’abri des insectes) pour conserver leur excellent état de santé le plus longtemps possible. Au final les tubercules et boutures seront fournis aux producteurs de Nouvelle-Calédonie.

La variété « Beauregard » est une variété très cultivée en Australie et Nouvelle Zélande. Elle a une forme régulière, une chair orange et une bonne productivité.

Source : Communiqué de la CPS (Communauté du Pacifique)

Voir également le reportage de Nouvelle Calédonie 1ère.

 

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